Semaine 9

Bonjour à tous ! Comme promis, voici un résumé bien détaillé de notre très attendue semaine de mi projet se déroulant du 8 au 17 juillet débutant le vendredi 8 juillet, jusqu’au dimanche 17. Notre parcours commence dans le Sud du Bénin à Ganvié, et nous mènera jusqu’au Nord à Natitingou, avant de retourner chez nous. L’aventure se déroule alors comme suit :

Ganvié :

Notre semaine de mi projet bien méritée débute dans le village de Ganvié, un village pour le moins surprenant. En effet, ce n’est pas sur la terre ferme que nous nous y déplaçons, mais bien sur l’eau du lac Nokoué. Depuis notre petite pirogue motorisée, nous y observons des habitations, écoles, buvettes etc. sur pilotis, ainsi que des centaines d’autres barques qui font office de moyen de transport pour les 30 000 habitants. À se demander s’ils ont leur propre code de la route… ?! Aussi, il va de soi que les habitants de Ganvié vivent principalement de la pêche et du tourisme. L’histoire raconte que ce petit village lacustre est né lorsque des villageois ont fui la guerre sur le dos d’un crocodile géant qui les a menés sur une rive du lac, bien en sécurité! Après cette balade bien atypique dans la Venise de l’Afrique (et après que Quentin et Éloi aient démontrés leur talents de négociateurs pour quelques souvenirs), nous sommes retournés sur la terre ferme pour notre prochaine destination : Ouidah, le berceau du Vodou.

Ouidah :

Notre périple se poursuit donc avec la visite de la forêt sacré « Kpassé » dans la ville d’Ouidah. Entourés d’immenses arbres centenaires, nous progressons dans la forêt, en écoutant notre guide compter l’histoire de chacune des divinités Vodou représentées sous forme de statues. Au cœur de la forêt se trouve « l’arbre à souhait » (un Iroko) où quelques-uns de nos membres ont pu y formuler un vœu. Selon la légende, cette forêt est l’emplacement ou le roi Kpassé, fondateur de la ville aurait disparu en se transformant en Iroko pour échapper à ses ennemis.

Après notre promenade enchantée dans ces lieux mystiques, nous nous sommes dirigées vers notre destination la plus redoutée : le temple des PYTHONS ! Certaines rumeurs courraient sur le fait qu’on pouvait y prendre un vrai python autour de notre coup… Nos craintes / espoirs pour certains, se sont confirmés à notre arrivée en apercevant d’autres touristes affublé du terrifiant reptiles. Nous avons finalement pris notre courage à deux mains (bravo à Kat et Zineb de ne pas avoir pleuré), bien que pour certains la tâche relevait d’une grande simplicité… (oui, Delphine va se renseigner pour adopter un bébé Python…). Pour la petite histoire, les Pythons sont des serpents vénérés à Ouidah pour avoir protégé leur roi lors d’une guerre entre royaumes. Après ce petit tour « agréable » au milieu des Pythons, nous nous sommes dirigés vers une tout autre aventure, un peu plus historique, en retraçant la route des esclaves se terminant à « la porte du non-retour ». Ce parcours pour le moins émouvant nous a montré la triste réalité de la traite négrière… les esclaves devaient faire 9 fois le tour de « l’arbre de l’oubli » pour les hommes, et 7 pour les femmes, pour « oublier » leurs origines, et 3 fois le tour de « l’arbre du souvenir » afin d’assurer le retour de leurs âmes sur leur terre natale.

Finalement, notre journée bien chargée s’est terminée au bord de la mer, dans un hôtel bien confortable, avec une piscine à plongeoir dont nous avons un peu abusé… Une mention spéciale est décernée à nos chers plongeurs, Éloi et Maude pour avoir, après un bon 20 min, sauté / plongé (pour Lady Maaüd) du plongeoir de 5 mètres, au côté de Jay et Quentin qui effectuaient allègrement leurs plongeons. Il faut également saluer le courage de Jay-z qui s’est fièrement relevé suite à un flat phénoménal qui sera assurément conservé dans les annales de l’hôtel. Cette même journée au soir, nous l’avons passé dans notre QG : le bar du Papa d’Éloi, pour suivre la finale de la coupe d’Euro. C’est au milieu d’une foule en délire provoquée par la victoire des portugais que nos deux Françaises, Delphine et Jémika, sont rentrées chez elle, le cœur lourd…

Abomey/Bohicon :

Le lendemain, c’est aux premières lueurs du jour que toute l’équipe s’est retrouvée pour la suite de notre aventure : direction Abomey, capitale historique du pays dans le royaume d’Abomey. Nous nous sommes arrêtés en chemin au centre de la Saint Camille situé à Bohicon pour une visite des lieux et nous avons ensuite eu la chance de visiter les vestiges d’un village souterrain à Agongointo. Ce type de village était répandu à l’époque du royaume d’Abomey car il s’agissait d’une stratégie de guerre qui faisait des ravages. En effet, les guerriers s’y réfugiaient lorsque les combats faisaient rages. L’entrée n’étant qu’un trou dans le sol, il était facile de la camoufler et cela permettait aux guerriers de surgir de la terre et d’attaquer les ennemis par surprise. Nous sommes descendu dans une maison protégée du village pouvant accueillir jusqu’à 20 personnes. Il est à noter qu’il ne s’agissait que de maisons temporaires pour la durée de la guerre. Chacun notre tour, nous avons bravé nos peurs et sommes descendus via une échelle dans l’antre secrète et mystique des guerriers pour entrer dans la demeure des guerriers. Nous y avons découvert une salle principale ronde connectée à d’autres salles autours par des trous larges comme une personne. Avec l’écho impressionnant des pièces, Quentin a essayé de procéder à un cours de méditation relativement avec succès. Après cette matinée chargée, le groupe s’arrête pour un repas bien mérité pour ensuite continuer sa découverte de l’histoire béninoise. Direction : les palais royaux des rois Ghézo et Gléglé à Abomey. La visite commence par un rappel historique des origines du royaume avec les 12 souverains qui se sont succédés jusqu’en 1900. Chaque souverain a construit son palais à Abomey si bien que le site entier fait 40 hectares avec, donc, 12 palais. Malheureusement seul 2 des palais sont ouverts au public et le groupe a eu le plaisir de les découvrir. Point fort de la visite : le temple vodou où réside l’âme du roi accompagné de 41 de ses femmes. On peut préciser que les matériaux de construction du temple sont quelque peu originaux… Il s’agit de tout ce qui est précieux pour le royaume : la terre, des bijoux, des chèvres, des vaches mais aussi le sang de 41 hommes et 41 femmes esclaves…….. La journée se termine en beauté avec la rencontre de 3 étudiantes de l’université de Sherbrooke en stage humanitaire à l’hôpital de Bohicon pour une petite sortie entre « Yovo » (appellation désignant les personnes de peau claire dans la langue locale).

Djougou :

La journée suivante, notre aventure se poursuit en direction du centre de la Saint Camille de Djougou. Notre petite escale ne nous a pas permis de tout visiter évidemment, mais nous avons tout de même eu le temps de rencontrer les chaleureux patients, particulièrement enjoués par notre visite surprise. Nous n’oublierons jamais ce moment de chaleur humaine qui rappelle à quel point la vie est belle quand on sait profiter de chaque moment et qu’on ose aller à la rencontre des gens. C’est donc le cœur rempli de joie et d’émotion que nous avons quitté le centre pour continuer notre route vers le Nord, à Natitingou !

Natitingou :

C’est sous une petite pluie diluvienne tropicale (bon ok pas si grosse que ça) que nous avons découvert les célèbres Tata Sombas. Ces habitations traditionnelles du nord-ouest du Bénin sont pour le moins originales : faites en terre battue et muni d’un toit de feuilles séchées, on y retrouve une pièce principale circulaire où réside le chef de famille. D’autres salles s’y ajoutent sur des étages supérieurs pour les autres chambres et les greniers. On s’y sent quand même bien au chaud et à l’abri! D’ailleurs c’est justement pour se sentir à l’abri que ces habitations avaient été conçues, puisqu’elle permettait de protéger les habitants lors des guerres tribales et procuraient un moyen de défense face aux nombreuses espèces animales qui peuplent la jungle africaine. Une fois cette visite bien sympathique terminée, nous avons effectué un petit arrêt dans le village voisin. Il s’agit d’un village Peuhl, un peuple nomade mais dont beaucoup se sont sédentarisés, qui vie de leur élevage bovins. Le fromage Peuhl est d’ailleurs très répandu dans tout le Bénin et extrêmement délicieux ! On pense même à l’intégrer dans notre recette de Poutine !! Notre visite était bien appréciée des habitants, au point où nous avons failli perdre notre chère Zineb aux mains de femmes Peuhls qui voulaient l’adopter.

Notre beau soleil d’Afrique fit son apparition dans l’après-midi, au moment le plus opportun de la journée : pour l’excursion aux chutes de Kota ! Après 45 min de trajet ainsi qu’une petite marche dans un sentier sinueux, nous découvrons un panorama éblouissant, je dirai même plus, « très magnifique », d’une chute d’eau entourée d’une forêt verdoyante « très magnifique », et de son lac paisible « très magnifique ». Sans rire, ce petit coin reculé est littéralement « très magnifique ». À quel point nous étions littéralement heureux ! Nous en avons profité pour nous baigner, nous balader, nous reposer… en gros, nous ressourcer! Finalement, la journée s’est calmement terminée autour d’un verre ou deux (ou trois ou quatre…) à l’hôtel de Natitingou.

Savalou/Dassa :

Réveil difficile pour certains membres du groupe, nous devons tout de même partir à contre cœur de Natitingou en direction de Savalou. Cette ville se situe dans la région des Collines qui porte très bien son nom. Nous avons pu faire un arrêt une heure avant Savalou pour tester nos talents d’alpinistes. Le but : monter une colline pour admirer une vue imprenable sur la région des Collines. C’est avec un temps record que nous avons effectuée l’ascension – et en gougounes en plus pour certains ! Après avoir joué les aventuriers, nous nous sommes arrêtés aux portes de Savalou afin de visiter un lieu de culte Vodou : Dan Koli. Le Dieu de la prospérité qui peut réaliser tous nos désirs! Mais attention, si une fois le souhait réalisé aucune offrande n’est faite, les conséquences en sont désastreuses… Personne dans le groupe ne s’est risqué à formuler un vœu… Le soir venu, nous sommes finalement arrivés à Savalou, ou nous avons pu nous détendre (bien comme il faut) dans l’auberge pour pouvoir attaquer la prochaine et dernière journée. Le vendredi matin, nous nous levons pour reprendre la route direction Tokan, retour au bercail ! Mais avant, un dernier arrêt à Dassa-Zoumé s’impose : les grottes de Notre-Dame d’Araigbo, devenu un lieu de pèlerinage après une apparition de la Vierge Marie. Toujours à l’affut du prochain défi, notre belle équipe a mis à l’épreuve ses compétences en escalade en grimpant la falaise en amont de la grotte. Une fois nos champions de grimpette redescendus sains et saufs, nous avons repris la route pour la destination finale : le BAR D’ÉLOI !

Cotonou :

Après s’être bien reposé la journée du samedi, et surtout pour finir notre semaine en beauté, nous avons décidé d’organiser une petite sortie en club à Cotonou. C’est dans une belle ambiance que nous avons chanté en cœur des chansons de Karaoké de nos magnifiques voix – un autre de nos talents cachés. La soirée s’est finalement achevée sur la piste de danse sous un rythme endiablé, et ce jusqu’aux premières lueurs – évidemment aucun autre incident notable ne s’est produit cette soirée-là……

Et voilà pour cette édition spéciale semaine de mi projet ! Rendez-vous la semaine prochaine pour la suite de nos aventures !!

Photos de la neuvième semaine

Posted in CIPO 2016 on Jul 18, 2016