Semaine 1

Première partie : Voyage

Nous partons de l’aéroport de Montréal lundi le 16 mai en soirée, escale à Bruxelles de 4h, puis vol en direction de Cotonou, capitale économique du Bénin. Après près de 15h de vol, nous arrivons enfin au Bénin, mais une première petite mésaventure se présente à l’horizon… Le douanier refuse l’entrée au pays à Zineb au départ. En effet, il semblerait qu’une loi particulière applicable uniquement aux marocaines non-mariées en voyage touristique exige une approbation policière autorisant l’entrée au pays. Après plusieurs minutes de délibérations avec le chef de la police de l’aéroport, nous faisons comprendre que notre présence dans le pays avait pour but un travail humanitaire et non pas du tourisme. OUF !! Zineb peut entrer… Par la suite, notre gaffeuse nationale (lire ici Jémika Badouraly) perd son reçu de voyage et se fait donc refuser la sortie de l’aéroport au poste de contrôle des bagages… S’en suit une fouille sans précédent du chemin que nous avons parcouru dans l’aéroport à la recherche du dit reçu… Finalement, les yeux doux de Jémika ont raison de la droiture du garde du poste de contrôle… Elle peut quitter les lieux. Disons que la fatigue se fait sentir…

À la sortie de l’aéroport, nous sommes accueillis par les représentants de SYTO-Bénin, qui est l’organisme prenant en charge notre intégration en famille d’accueil pour la durée du périple. À bord d’un van «local» avec nos bagages sur le toit, nous sommes conduits au CODIAM, un hôtel tenu par une communauté religieuse. Direction dodo après cette éreintante journée…

Deuxième partie : SYTO-Bénin

Pour la première semaine, SYTO-Bénin est responsable de notre intégration au mode de vie béninois. Au menu lors de la première journée au pays : découverte de Cotonou, enregistrement au consulat canadien et logistique d’arrivée. Nous avons aussi eu la chance d’expérimenter le marché de Dantokpa, qui est le plus grand marché de l’Afrique de l’Ouest. Lors de cet arrêt, nous avons déambulé dans une infime partie des étroites ruelles bordées de marchands de toutes sortes qui forment une partie du marché. Nous observons déjà plusieurs différences entre nos différentes cultures. La journée se termine d’une belle manière à la plage, mais pas pour tous… En effet, un hurluberlu (lire ici Jérémie Marquis) a eu la brillante idée de tester les fortes vagues béninoises avec ses lunettes, malgré les avertissements de ses amis. Résultat : Atlantique 1, lunettes de Jérémie 0.

Pour le reste de la semaine, nous avons assisté à une formation de SYTO-Bénin sur la culture béninoise et avons fait la visite de nombreux centres déjà existants de l’Association Saint-Camille de Lellis. Nous avons eu droit à un accueil des plus chaleureux à notre arrivé au centre de traitement d’Avrankou, qui est le premier centre à avoir été fondé au Bénin. Les patients nous attendaient avec des chants de bienvenue rythmés par le son des djembés. C’était le moment de danser à l’africaine, et ce fut un moment marquant pour tous. Nous avons également été touchés par les témoignages de patients, de gens rétablis et du personnel du centre. Notre mission prenait tout son sens lors de cette visite et consolidait notre conviction que la cause de l’Association Saint-Camille était fantastique. Les autres centres étaient tout aussi intéressants, spécialement celui de

Posted in CIPO 2016 on May 18, 2016