Entrée #2

Mardi le 11 juin le groupe quitte Yaoundé pour Nko’melen avec toute l’énergie qu’il emmagasinait depuis son arrivée au Cameroun. Sur la route, une escale s’impose à Mbalamayo pour rencontrer le directeur de l’École Nationale des Eaux et Forêts, qui œuvre notamment dans la pisciculture. Nous avons droit à un bel exposé du directeur Prosper Sémé sur sa vision du Cameroun Émergent prévu pour 2035. On se rend ensuite à Ebolowa (qui signifie chimpanzé pourri) pour y embarquer un de nos guides. Cette petite ville sera notre centre urbain le plus près pour le restant de l’été. On arrive enfin à Nkol Melen, notre nouveau « chez nous » pour les 2 prochains mois. Le village est un merveilleux petit campement familial qui a vu 4 générations passer jusqu’à ce jour. Les villageois vivent de la culture du cacao, des ananas, des arachides, des papayes, des bananes douces et plantains, du manioc, du palmier, etc. Notre arrivée a aussitôt piqué la curiosité des enfants du village. Lorsque nous avons sorti notre attirail de jouets (corde à danser, frisbees, ballon de football/soccer et jeux de cartes) nous avons immédiatement gagné leur sympathie. Nous avons eu la chance de diversifier nos expériences culinaires en mangeant du porc-épic, de la vipère et du pangolin, sans oublier les mets traditionnels tel que le mpem, le bikomba, le matanga (vin de palme) et la purée de maïs. Outre les expériences culturelles, notre arrivée au village signifie aussi le début du travail. Nous avons d’abord commencé avec les formations nécessaires pour bien choisir le site où nous réaliserons le projet. En effet, nous avons plongé au cœur de la dense forêt équatoriale afin de tester la qualité du sol et de l’eau. Nous avons aussi eu des entretiens de formalité avec les chefs des villages voisins, co-signataires du projet. Puis, nous avons amorcé un travail de sensibilisation avec les différentes communautés afin d’assurer leur implication tout au long du projet. D’ailleurs, une cérémonie d’ouverture regroupant l’ensemble des chefs et futurs travailleurs inaugurera officiellement le projet ce lundi.

Ces différentes activités nous ont mis en contact avec la forêt équatoriale. Elle est incroyablement dense. Chaque plante lutte pour une parcelle de lumière. Chaque feuille cache une vie fourmillante d’insectes ou d’animaux. La nuit, c’est le concert cacophonique de la vie animale. Les hiboux répondent aux criquets géants qui tentent d’enterrer les tous les autres animaux inconnus de nous, néophytes citadins montréalais. Une belle mélodie vivante.

16 juin 2013 – Jacob

Posted in CIPO 2013 on Jun 16, 2013